" En Afrique, on dit que les sons magiques produits par la sanza peuvent transformer l'être le plus méchant en champion de la gentillesse et changer la " En Afrique, on dit que les sons magiques produits par la sanza peuvent transformer l'être le plus méchant en champion de la gentillesse et changer la violence en tolérance. " . " Certainement que dans ma mémoire archaïque cet instrument avait sa place, un héritage culturel lointain léguer par mes ancêtres, et qui vit dans l’inconscient collectif des peuples où l’esclavage à laissé des traces. La première fois que j’ai pris une sanza entre les main (2008) une magie, un éclat de souvenir resurgissait dans ma conscience, cette familiarité avec cet instrument m’a surpris, et ma rencontre avec Menwar le (18 juin 2010) a été révélatrice. J’ai donc plongé dans l’histoire de cet instrument pour mieux comprendre son parcours, et renouer ce lien avec mes racines. La sanza est un instrument nomade. Elle a voyagé et évolué dans le continent africain, selon les migrations des populations . Elle a traversé les océans, emmenée par les esclaves noirs aux Antilles, en Amérique latine, et dans l’Océan Indien. La Sanza ou Senza est le terme courant pour désigner une famille d'instruments idiophones à pincement.En Centrafique on l’appel (Sanza),au Zimbabwe(likembe, budongo, mbila, mbira),au Cameroun(manganbeu),en Ouganda( karimba ou kalimba),à Cuba(marimbula) à Mayotte(dzendzé ya shitsuva ),et les Yaka l’appel (nzanga) qui signifie soleil. Tous les matériaux sont bons pour la fabriquer : planche ou statue de bois, calebasse, bambou, carapace de tortue, boîte de conserve… L'instrument est constitué d’une sorte de clavier en métal ou en bambou et d’un résonateur . Il y a aussi parfois des sonnailles diverses : capsules de bouteilles, anneaux de fer blanc, acier. Le chanteur ou le conteur, avec ses doigts, fait résonner les lames, le plus souvent métalliques, qu'un forgeron obtient parfois en aplatissant des rayons de vélo ou des baleines de parapluie. C’est l’instrument typique des griots et conteurs africains.Avant l'apparition des radios portables, la sanza était la compagne favorite des veilleurs de nuit ou des bergers qui tuaient le temps en égrenant ses notes vives tout en rêvant.
Dans la mythologie bantou c'est l’auxiliaire du Créateur du Monde, chaque lame représentant une phase de la Création,et la Légende raconte : " Il y avait Dieu, et il y avait l'imagination qui s'était endormie dans un coin de sa tête... Un jour, Dieu dit à l'imagination : Ah, je m'ennuie, je m'ennuie... Alors l'imagination dit à Dieu : Mais fabrique-toi donc une sanza, comme ça tu ne t'ennuieras pas, quand tu en joueras, tu verras, tu ne t'ennuieras pas. - C'est vrai, lui dit Dieu ? - Mais comment ? Tu me demandes si c'est vrai, répondit l'imagination. Mais c'est toi qui m'as créée, tu dois savoir si c'est vrai ! Alors Dieu se fabriqua une sanza, et il se mit à jouer. Le premier son fit la lumière, et la lumière ce fut un soleil qui s'accrocha au ciel, d'où il ne descendra jamais plus... Et Dieu continua à jouer, s'enivrant de musique à tel point qu'à un moment donné il ne vit même plus ce qui se passait autour de lui. Or, chaque fois qu'il jouait une note, il y avait un être humain qui naissait ! Et c'est comme ça que Dieu a peuplé la terre, avec une sanza... " Cette légende africaine a été racontée à Francis Bebey un soir à Nairobi (Kenya), par un veilleur de nuit. (propos recueillis par Fred Hidalgo du magazine CHORUS.) Fraternité. Ras Amadeüs Bongo.
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Mise à jour le : 15/05/2016
La Kaz'a Sanza
Chris Art